Agressions dans le Camp

   

Vendredi 29 octobre 2010, le 8e communiqué de ROMYVELINES, reçu aujourd’hui, informe du fait que le camp a reçu la visite d’agresseur extérieur, qui ont violentés et volés les familles roms du camp de Triel.

« des agresseurs s’en sont pris aux familles Roms »

ROMYVELINES, regroupement du Collectif de soutien aux familles roms de la plaine de Triel-Chanteloup,membre du Collectif National Droits de l’Homme Romeurope, Association pour la scolarisation des enfants du voyage (ASEV), Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC 78 nord, Confédération syndicale des Familles_Epône (CSF),Droit au Logement (DAL), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Le Niglo en colère_Union Française des Associations Tsiganes (UFAT),Réseau Education sans Frontières (RESF), Secours Catholique et des voisins solidaires, annonce par communiqué de presse, que des agresseurs s’en sont pris aux familles Roms du camp de Triel-sur-Seine dans la nuit du 27 au 28 octobre. Tous les détails sont dans le communiqué numéro 8 de ROMYVELINES, mais cela est à préciser.

Communiqué numéro 8

Les propos tenus dans ce communiqué appartiennent à ROMYVELINES.

« Agression immonde contre le camp de Roms de Triel

Dans la nuit du 27 au 28 octobre, un peu avant 3h du matin, une agression violente a eu lieu contre les familles roms qui vivent sur le terrain de Triel. 4 personnes cagoulées et armées, habillées comme des policiers, sont arrivées en voiture, ont menacé les habitants des caravanes avec leur armes (y compris des personnes tenant des bébés dans les bras), en ont brutalisé certains. Ils ont pris, ou se sont fait remettre sous la menace, des sacs, des portefeuilles des documents (carte de séjour, permis de conduire, etc..), des cartes bancaires, le peu d’argent que les familles avaient.

Les personnes du terrain, ayant compris que leurs agresseurs étaient de "faux policiers", ont appelé la police. Ne voyant pas venir la police malgré leurs appels répétés, ils ont prévenu des membres du collectif. Ceux-ci, une fois sur place, se mirent à appeler la police. Il leur fallut parlementer pour obtenir que des policiers viennent enfin sur le terrain.

Après le premier passage de la police, les autorités ont enfin semblé mesurer la gravité de cette agression : envoi de la police scientifique dans la matinée ; appel d’interprètes pour prendre les dépositions au commissariat de Poissy ; appel du Sous Préfet pour nous dire "que les agressions contre les personnes sont intolérables" et que "tous les moyens seront mis en oeuvre pour que l’enquête fasse toute la lumière sur cette affaire.

Sans préjuger des résultats de l’enquête, et quels que soient les mobiles des agresseurs (crapuleux ? racistes ? autres ?), nous constatons que les déclarations faites l’été dernier par les responsables de l’Etat appelant à "chasser les roms" n’ont pu que favoriser cette attaque immonde et intolérable. »

contacts : romyvelines@hotmail.fr

Par Damien Delerin

Post-scriptum

Conférence de presse du Collectif RomYvelines vendredi 29 octobre à 17h sur le camp.